Les Jeudis de L'Orée

14 novembre 2019 de 18 h 30 à 20 h – La question des Mineurs Non Accompagnés (MNA)

PARENTS ET ENFANTS DE L’EXIL
COMPRENDRE L’ÉPREUVE, PENSER L’ACCOMPAGNEMENT

 

 

La soirée du 14 novembre 2019 sera consacrée à la situation des Mineurs Non Accompagnés, pour lesquels, du fait de l’absence physique de leurs parents, la question de l’accompagnement/suppléance par les professionnels/bénévoles se pose de manière cruciale.

 

La soirée sera introduite par Arnaud BESSERO, Coordinateur du Dispositif MNA (Mineurs non accompagnés) de l’Association APPUIS.

 

A partir de la description du dispositif, des profils et des situations des « mineurs isolés étrangers » nous pourrons aborder et mettre en débat les questions suivantes :

 

  • de quel accompagnement (par les professionnels/bénévoles) peuvent bénéficier les Mineurs Non Accompagnés (par leurs parents) ?
  • comment les 3 registres de la parentalité (exercice, expérience et pratique) sont-ils soutenus ? Qui exercent quoi et comment ?
  • les différents conflits de loyauté dans lesquels sont pris ces jeunes
  • comment les professionnels/bénévoles peuvent-ils maintenir vivants les origines, les cultures, les valeurs des ces enfants ?

 

 

 

En 2019, les jeudis de l’OREE seront consacrés à la migration et aux accompagnements proposés, 
en France, aux familles qui viennent de « l’étranger »… Si les mouvements migratoires existent 
depuis toujours, ils varient en fonction des contextes historique et économique, des philosophies 
et idéologies de l’ère du temps dans lequel ils ont lieu.

L’expérience des transplantations façonne les constructions identitaires de ceux qui la vivent, 
mais aussi de ceux qui accueillent, du fait des réactions individuelles et collectives qu’elle 
suscite, allant du rejet à la sympathie, de la méfiance à la mobilisation active et au soutien.

Parce que ce phénomène nous semble être plus préoccupant aujourd’hui, nous souhaitons placer 
le focus sur l’exil et l’aspect traumatique qui le définit : « tu t’en vas… ou tu meurs » ; 
la migration, quant à elle, se soutenant d’une recherche fantasmatique et désirante : « je m’en 
vais » (*).

La fonction parentale se construit de manière singulière mais également dans un environnement 
familial, culturel, social et économique. Lorsque cet environnement change du fait d’un exil 
qu’advient-il de la parentalité ? Quel impact ont, sur les enfants, les traumatismes subis par 
leurs parents du fait de la migration ?

A quels changements les professionnels du soin, de l’accueil, de l’éducation sont-ils soumis dans 
leurs représentations et dans leur pratique auprès des personnes étrangères bouleversées par les 
changements culturels qui leurs sont imposés ? Comment mieux comprendre les souffrances 
identitaires, qui, bien souvent, doivent être supportées par les différentes générations de 
migrants ?

(*) F. DUPARC Traumatisme et migration in revue Dialogue 2009/3


 

 

Les rencontres suivantes seront davantage centrées sur l’accueil des jeunes enfants et la scolarité des plus grands.

Les dates des interventions seront communiquées ultérieurement.

–   Accueil des jeunes enfants issus de la migration en structure « petite enfance »

–   Scolarité des enfants issus de la migration (UP2A unités pédagogiques pour élèves allophones primo-arrivants / Trait d’Union – classe passerelle ?)

 

Chaque soirée sera introduite par un intervenant pour une courte présentation ou étude clinique avant un libre-échange entre les participants. L’animation de la soirée est assurée par un formateur de l’Orée.

L’entrée à ces soirées est libre. Compte-tenu du nombre limité de places dans nos locaux une inscription préalable est fortement conseillée.