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JOURNEES D’ETUDE 2015

L’enfant et les évolutions contemporaines de la famille

De Laura Ingalls… aux enfants d’Elton John…

 

Ces deux journées d’étude ont été organisées en partenariat avec le COPES, organisme de formation à Paris. Elles ont permis des rencontres avec des intervenants passionnés et des échanges de grande qualité.

A cette occasion, nous avons accueilli une centaine de personnes dans le cadre surprenant, mais fort sympathique, du Musée du Train à Mulhouse.

L’introduction des ces deux journées a permis à Christine ASCOLI, directrice du COPES et Dominique BAULIEU, directeur de l’OREE, de poser le cadre des interrogations à venir et remercier les différents intervenants pour leur présence. Nous avons eu la chance de pouvoir entendre : Bernard GOLSE, Sylvain MISSONIER, Josiane BIGOT, Bruno LAPLANE, Laurent KONOPINSKI, Benoit HIBON, Maurice GODELIER et Jean Claude QUENTEL.

Présentation et introduction.

On n’y pense pas forcément tous les matins, encore que, mais ce qui est certain c’est que nombre d’institutions et de chercheurs de nombreuses disciplines en sciences sociales, auscultent la famille. Qu’ils soient anthropologues, historiens, sociologues, mais aussi psychologues, pédopsychiatres mais aussi juristes, ils s’y consacrent fortement. Les religions comme les partis politiques, ne sont pas en reste. Quelles que soient les sociétés et l’époque étudiées, les deux piliers de tout système de parenté, l’alliance et la transcendance sont instituées. Pas tous de la même façon comme l’ont montrés les anthropologues et dans une société donnée, pas de manière figée. L’évolution s’est accélérée au cours de la seconde moitié du XXème siècle, au point qu’actuellement nous parlons des familles.

Aujourd’hui en France, le principe du mariage pour tous est acquis. Reste la question de ses suites, c’est-à-dire la question de la filiation. Cette notion de filiation trouble et divise l’opinion. Face à ces doutes, la démarche ne peut pas être de dire qu’il n’y a pas de problème, mais plutôt d’accepter de mettre sur la table et en discussion les nouvelles données de la question pour les soumettre à un examen libre de tout préjugé.

Plus que jamais peut-être, nos représentations d’un schéma familial traditionnel, se trouvent ébranlées. De ce fait, les valeurs que nous lui avions accordées sont remises en question. La recherche aujourd’hui incontestée des libertés individuelles et d’égalité, l’égalité des sexes, l’égalité parentale, l’évolution des sciences de la vie, permettent la création médicalement assistée et ne peuvent plus se penser en référence à la conception napoléonienne du mariage.

Ces dernières années ont été le théâtre de multiples réformes du droit de la famille, la conception du couple et de la famille devient protéiforme, perdant ainsi son caractère d’institution. L’explosion d’un modèle familial unique, malgré la persistance de la conviction que la famille nucléaire demeure une dimension indissociable de la vie individuelle et sociale, nous amène à devoir nous interroger sur le devenir de l’enfant qui la fonde.

Comment les enfants d’aujourd’hui vivent-ils au sein de leurs familles monoparentales, recomposées, homoparentales ? Le surcroit de liberté des individus influence-t-il leur responsabilité attendue en tant que parent garant de la construction des repères identificatoires pour leurs enfants, par l’accès à la différence des sexes et des générations.

Il semble que notre préoccupation majeure à nous tous qui travaillons dans le secteur de l’enfance, c’est de se méfier dans toutes ces mouvances autour de la famille, dans tout ce que les enfants ont à vivre, de se méfier de nos mouvements très adultomorphes, c’est-à-dire d’imaginer pour l’enfant, ce qui va être le mieux pour lui. Qu’est-ce que vivent les enfants dans ces nouvelles familles, de quoi peuvent-ils témoigner ?

On sait bien que les enfants ont des capacités d’adaptation et de malléabilité très importantes, ils peuvent dire que tout va bien mais qu’en est-il réellement ? Alors comme d’habitude, entre une espèce d’hyper catastrophisme où on diaboliserait la famille, où on aurait ce travail de nostalgie qui fait qu’on idéalise ce qui se passait avant et où on trouverait qu’au-delà d’une famille traditionnelle il n’y aurait aucun salut pour le développement de nos enfants ou au contraire une attitude très d’avant-garde, en disant mais non les enfants s’adaptent à tout, il y a un moyen terme à trouver, et puis surtout, à zoomer inlassablement sur ce que les enfants nous montrent, sur ce qu’ils essayent de transmettre à l’adulte de leurs difficultés mais aussi de leurs joies et de ce qu’ils ont à vivre dans ces familles-là.

 

DB – CA

Les actes de ces journées seront disponibles prochainement.

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